Voie Sacrée 

 

 

- Nom donné, pendant la bataille de Verdun, à la route, longue de 135 km, unissant Bar-le-Duc à Verdun par Rosnes et Souilly.

- La voie ferrée Verdun-Sainte-Menehould étant sous le feu de l'artillerie allemande, et celle de Verdun-Commercy étant coupée à Saint-Mihiel, la voie sacrée fut, en 1916, la seule artère utilisable pour l'alimentation de la bataille.

 

 

- En mars, avril et mai 1916, grâce à 42 groupes de transports, elle assura l'acheminement mensuel de 600 000 tonnes de matériel, de 413 000 hommes et de 240 000 blessés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'armistice 

 

 

11 novembre 1918 - Signature de l'armistice à Rethondes ----------- 11 novembre 1918 - Signature de l'armistice à Rethondes ----------- 11 novembre 1918 - Signature de l'armistice à Rethondes ----------- 11 novembre 1918 - Signature de l'armistice à Rethondes

 

 

 

L'armistice est signé. Les canons et les cloches l'ont annoncé le 11 novembre 1918 à toute la France. Le carnage finit par l'éclatante victoire de nos armes et par la défaite irrémédiable de ceux qui l'avaient prémédité, organisé, voulu. Les morts vengés par la victoire, voilà ce qui est digne d'être appelé justice. Ce sentiment a cela de beau et de fort qu'il n'empêche pas les coeurs de bondir d'allégresse, mais qu'il laisse à l'esprit la gravité que tant de deuils et de ruines n'effaceront pas de longtemps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le traité de Versailles 

 

 

 

- Traité de paix qui mit fin à la Première Guerre mondiale entre l'Allemagne et les puissances alliées. Il fut signé solennellement le 28 juin 1919 dans la galerie des glaces, là où l'Empire allemand avait été proclamé le 18 janvier 1871.

 

- Les négociations se déroulèrent en trois temps :

1° du 12 janvier au 14 février 1919

2° du 15 février au 24 mars 1919

- Puis au conseil des quatre, groupant seulement les chefs d'Etat ou de gouvernement de la France ( Clemenceau ), de l'Italie ( Orlando ), du Royaume-Uni ( Lloyd George ), et des Etats-Unis ( Wilson ).

3° 25 mars au 6 mai 1919

 

- Soumis pour approbation à la délégation allemande ( le 07 mai 1919 ) le texte du traité précédé du pacte de la S.D.M. ( Société des Nations ) provoque une violente opposition.

 

 

 

 

M. Clemenceau prononce l'allocution suivante :

- Messieurs les plénipotentiaires allemands, ce n'est ni le temps ni le lieu de prononcer des paroles superflues. Vous avez devant vous les plénipotentiaires des pays qui se sont unis pour supporter la guerre la plus dure qui leur a été imposée cruellement.

- L'heure est venue des lourds règlement de comptes. Vous nous avez demandé la paix; nous sommes en disposition de vous l'accorder. Vous allez recevoir le livre qui contient nos conditions de paix; vous aurez toute facilité pour les examiner à loisir.

- Mais cette seconde paix de Versailles a été trop chèrement achetée pour que nous n'ayons pas le droit d'exiger par tous les moyens en notre pouvoir les légitimes satisfactions qui nous sont dues.

 

M. Brockdorff-Rantzau :

- Prend alors la parole pendant une demi-heure pour nier la responsabilité allemande dans la guerre. Il déclare, Les vainqueurs veulent à la fois nous faire payer comme vaincus et nous punir comme coupables.

 

 

- Les clauses territoriales prévoient la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France, la cession à la Belgique des districts d'Eupen, Malmédy et Moresmet, La Pologne reçoit la plus grande part de la Posnanie et une partie de la Poméranie, un débouché sur la mer lui étant assuré à l'Ouest de Dantzig, l'Allemagne renonce à tous ses droits hors d'Europe.

- Les clauses militaires prévoyaient que l'armée allemande serait ramené à 100 000 hommes, sans armes modernes, son grand état-major est dissous. Le tonnage de sa flotte et le type de bâtiments dont elle dispose sont limités.

- Les clauses financières stipulaient d'autre part le versement par l'Allemagne, non pas une indemnité de guerre, mais de réparations destinées à rembourser les dommages de guerre.

- Les clauses morales, l'Allemagne devant reconnaître sa responsabilité dans les dommages causés, de plus, les puissances victorieuses décidaient de mettre en accusation devant un tribunal spécial international à la fois l'Empereur Guillaume II et ses sujets pour offense contre la morale et coupables de crimes de guerre.

 

 

- Par ses dispositions très rigoureuses, le traité de Versailles ne fut jamais réellement approuvé par l'Allemagne, qui le considéra jusqu'en 1939 comme un Diktat. Sur le plan territorial, l'Allemagne refusa toujours d'accepter le tracé de ses frontières orientales ainsi que la création du couloir polonais de Dantzig; en matière financière, le traité commis l'erreur d'imposer à l'Allemagne l'acceptation de réparation dont elle ne devait connaître le montant exact que deux ans plus tard; aussi les Allemands considèrent-ils la commission des réparations comme un organisme chargé de les maintenir dans la misère; enfin, en heurtant l'orgueil des citoyens Allemands, qui refusaient de se reconnaître coupables collectivement de la guerre, le traité de Versailles contribua au réveil du nationalisme Allemand.